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4.000 observateurs et 41 instances nationales et internationales assureront l’observation du bon déroulement de la campagne et du scrutin

La constitutionnalisation de l’observation indépendante et neutre des élections est un choix stratégique et une expérience que le Maroc partage avec très peu de pays dans le monde. Dans ce cadre, ce sont quelque 4.000 observateurs, dont 76 internationaux, qui assureront l’observation des campagnes et des scrutins des conseils régionaux et communaux, des conseils préfectoraux et provinciaux et de la Chambre des conseillers. Le Royaume est ainsi déterminé à entourer les échéances électorales de toutes les garanties de transparence et de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral.

La Commission spéciale d’accréditation des observateurs des élections a accrédité 41 instances nationales et internationales, dont 34 associations marocaines, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et 6 organisations non gouvernementales internationales. Ces instances mobiliseront au total plus de 4.000 observateurs, dont 76 internationaux, qui assureront l’observation des campagnes et des scrutins des conseils régionaux et communaux, des conseils préfectoraux et provinciaux et de la Chambre des conseillers. Suite à l’examen des demandes d’accréditation reçues, la Commission a rejeté la demande de 16 associations pour dossier incomplet ou au motif que leur objet statutaire ne s’inscrit pas dans les domaines prévus à l’alinéa 2 de l’article 2 de la loi 30.11, indique le CNDH dans un communiqué, précisant qu’au total, la Commission avait reçu 67 demandes d’accréditation. Outre le CNDH, qui va déployer un dispositif de plus de 500 personnes pour le suivi sur le terrain et au niveau central des diverses échéances, la Commission a accrédité au niveau national plusieurs organismes, dont l’Instance nationale des droits de l’Homme, le Collectif associatif pour l’observation des élections, le Forum civil démocratique marocain, l’Observatoire national des droits de l’électeur, l’Association Titrit (Agadir), le Médiateur pour la démocratie et les droits de l’Homme et le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap. Il s’agit également de l’Association Génération de la technique et du développement (Essmara), l’Association Jeunesse sans frontières pour le développement (Haouz), le Centre de réflexion stratégique et de défense de la démocratie (Laâyoune), l’Association Tisghnasse pour la culture et le développement (Nador), l’Organisation marocaine des droits humains, le Centre des droits des gens, le Centre Chourouk pour la démocratie et l’information, l’Association créativités féminines (Sefrou), la Fédération de la ligue démocratique des femmes et le Forum Karama pour les droits de l’Homme, l’Association marocaine de lutte contre la violence à l’égard des femmes, le Réseau Al Amal pour le secours et le développement durable (Al Hoceima) et l’Association Rif pour les droits de l’Homme. La liste des organismes accrédités comprend aussi l’Association Arif pour la culture et le patrimoine (Al Hoceima), l’Association d’appui aux personnes handicapées (Laâyoune), l’Alliance nationale de la jeunesse et de l’enfance, l’Association marocaine des jeunesses pour le développement, le Forum marocain pour la démocratie et les droits de l’Homme, l’Association Tassila pour la coopération et le développement rural (Agadir), le Collectif El Madkouri pour les droits de l’Homme (El Gara), l’Association Univers presse pour l’information (Rhamna), le Conseil régional du Réseau marocain des droits de l’Homme (Béni Mellal-Khénifra), l’Observatoire des libertés et des droits de l’Homme (région du Grand Casablanca), l’Association Hay Al Aouda pour l’environnement et le développement (Essmara), l’Association des chercheurs dans le droit du contentieux (Oujda), l’Association nationale pour le développement durable et la coopération internationale (Oued Zem) et le Forum Iffous pour la démocratie et les droits de l’Homme (Tata). Les ONG internationales accréditées sont International Foundation for Electoral Systems (IFES), le National Democratic Institute (NDI), le Réseau des élections dans le monde arabe, le Centre du Caire pour les études des droits de l’Homme, la Fédération des centres des droits de l’Homme dans le monde arabe et Gender Concerns International. D’autres instances et experts internationaux participeront à l’observation à l’invitation du CNDH, en vertu des attributions qui lui sont dévolues par l’article 36 (2) du Dahir portant sa création. Il s’agit notamment des missions diplomatiques du Canada, de Suède, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, des institutions nationales des droits de l’Homme (INDH) du Bahreïn, d’Égypte, de Jordanie, du Qatar, de Palestine et de Tunisie. Dans le même cadre, le Réseau arabe des INDH, le réseau Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU-Afrique) et l’Observatoire des élections politiques dans le monde arabe et musulman ont été invités. Une mission électorale de l’Union européenne séjourne au Maroc, du 15 août au 14 septembre, pour une évaluation globale du cadre et du déroulement du processus électoral, selon le communiqué.


Formation des observateurs

La Commission d’accréditation des observateurs électoraux, présidée par le Conseil national pour les droits de l’homme (CNDH), organise du 22 juillet au 4 août une série de cinq sessions de formation au profit des observateurs et observatrices nationaux des élections mandatés par les instances accréditées. La première session de formation a eu lieu les 22 et 23 juillet à Témara. Encadrée par des experts nationaux et internationaux, cette formation s’est fixé comme objectifs de renforcer les compétences des participants en matière d’observation neutre et indépendante des élections et de permettre aux participants d’acquérir les connaissances juridiques et les aptitudes méthodologiques nécessaires (standards internationaux, cadre constitutionnel et législatif national, déontologie de l’observation électorale). En plus du contenu théorique, des ateliers interactifs, des jeux de rôle, des simulations et des exercices pratiques ont également caractérisé cette formation qui a été aussi marquée des présentations sur le cadre constitutionnel et juridique de l’observation neutre et indépendante des élections, la Charte de l’observation, les méthodes d’observation des élections et l’observation des élections et la dimension genre. Source  http://www.lematin.ma