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3 Mai Journée mondiale de la liberté de la presse: l’ONU mobilise autour de la sécurité des journalistes

 

Pourtant, chaque jour, des journalistes et des professionnels de la presse subissent partout dans le monde des intimidations, des menaces et des violences de la part de gouvernements, d’entreprises, de groupes criminels ou d’autres forces qui cherchent à les réduire au silence ou à les censurer.

Cette année, la Journée mondiale de la liberté de la presse est placée sous le thème « Parler sans crainte: assurer la liberté d’expression dans tous les médias » et s’intéresse tout particulièrement aux moyens de protéger le droit des journalistes d’accomplir leur travail essentiel.

Les risques que les journalistes doivent affronter, qu’ils travaillent pour des médias traditionnels (radio, presse écrite ou télévision) ou pour des médias sociaux plus populaires (blogs, reportage citoyen), sont de plus en plus grands.

Au cours de la décennie écoulée, plus de 600 journalistes ont été tués – dont au moins 120 au cours de l’année écoulée. Des centaines d’autres ont été emprisonnés. Les dangers ne sont pas seulement physiques: qu’il s’agisse de cyberattaques ou de tentatives d’intimidation, les puissants ne reculent devant rien pour empêcher les médias de révéler leurs méfaits au grand jour.

Prises dans leur ensemble, toutes ces tragédies individuelles constituent une attaque contre le droit des gens de savoir la vérité. Je trouve particulièrement préoccupant de voir que si peu de responsables aient été punis.

Les Nations Unies ont adopté un plan d’action sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité dans l’objectif d’éveiller les consciences et d’encourager la prise de mesures concrètes pour permettre aux journalistes de travailler dans un environnement libre et sûr.

En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, engageons-nous à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les journalistes puissent tous, sans exception, faire le travail qui est le leur. S’ils peuvent parler sans crainte, c’est nous tous qui en bénéficions

LES CHEFS DE L’ONU ET DE L’UNESCO ATTIRENT L’ATTENTION SUR LE PLAN D’ACTION RELATIF À LA SÉCURITÉ DES JOURNALISTES ET À LA QUESTION DE L’IMPUNITÉ

On trouvera ci-après le message commun du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon et de la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Mme Irina Bokova; à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, et qui se tient cette année sur le thème « Parler sans crainte: assurer la liberté d’expression dans tous les médias »: La liberté d’expression, inscrite dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme,

est essentielle à l’autonomisation des individus et à l’édification de sociétés libres et démocratiques. Droit fondamental elle-même, la liberté d’expression crée également les conditions nécessaires à la protection et la promotion de tous les autres droits de la personne humaine. Mais son exercice ne va pas de soi; il requiert un environnement sûr, propice au dialogue, dans lequel chacun peut s’exprimer librement et ouvertement sans crainte de représailles.

Le vingtième anniversaire de la Journée mondiale de la liberté de la presse que nous célébrons aujourd’hui est pour nous une occasion de réaffirmer notre engagement dans une période difficile.

Chaque jour, la liberté d’expression fait face à de nouvelles menaces. Parce qu’ils contribuent à garantir la transparence et la responsabilité dans les affaires publiques, les journalistes sont souvent la cible de violences. Plus de 600 journalistes ont été tués au cours des dix dernières années et, parmi eux, beaucoup n’exerçaient pas dans des zones de conflit. Il persiste un climat d’impunité – neuf assassinats de journalistes sur dix restent impunis. Les professionnels des médias sont aussi trop nombreux à être victimes d’intimidations, de menaces et de violences. Trop nombreux à être soumis à la détention arbitraire et à la torture, souvent sans recours légal.

Nous devons nous montrer fermes face à cette forme d’insécurité et d’injustice. Le thème choisi cette année pour la Journée mondiale de la liberté de la presse « Parler sans crainte: assurer la liberté d’expression dans tous les médias » a pour ambition de susciter une action internationale en vue de protéger la sécurité de chaque journaliste, dans chaque pays, et de briser le cercle vicieux de l’impunité.

Ces objectifs sous-tendent le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. Le système des Nations Unies est fermement déterminé à mener une action coordonnée, effectuer un travail de sensibilisation et aider les pays à défendre les principes internationaux et à se doter d’une législation en faveur de la liberté d’expression et d’information.

L’action engagée doit concerner les médias traditionnels autant que le monde numérique, où l’information est de plus en plus produite et consommée. Les blogueurs, les reporters citoyens et les producteurs de médias sociaux ainsi que leurs sources voient leur sécurité chaque jour plus menacée. Outre les agressions physiques, ils sont la cible de violences psychologiques et émotionnelles qui prennent la forme de cyberattaques, d’atteintes à la protection des données, d’intimidations, d’une surveillance injustifiée et de violations de la vie privée.

Ces agressions non seulement entravent le droit à la liberté d’expression et menacent la sécurité des journalistes en ligne et celle de leurs sources, mais elles nuisent à la possibilité pour tous de profiter d’un Internet libre et ouvert.

En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, nous appelons les gouvernements, les sociétés et les individus à tout mettre en oeuvre pour protéger la sécurité de l’ensemble des journalistes, en ligne et hors ligne. Chacun de nous a une voix à faire entendre. Nous devrions tous pouvoir parler librement et en toute sécurité.