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20 novembre : Journée Mondiale de l’Enfance

 

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) a appelé à la tolérance zéro contre les violences exercées sur quelque 218 millions d’enfants qui travaillent et 100 millions d’adolescents légalement employés dans le monde. Dans un rapport, rendu public le lundi 20 novembre 2006 à Genève, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enfance, il est fait état de violence « systémique » se déclinant notamment sous forme d’abus physiques ou verbaux, ou encore par du harcèlement sexuel, des viols et même des meurtres.

Selon cette étude, la plus complète réalisée par les Nations Unies avec la contribution de l’OIT, les experts précisent que dans un contexte général de montée de la violence sur le lieu de travail, les enfants sont les plus vulnérables.

Certaines catégories d’enfants et d’adolescents qui travaillent sont exposées plus que d’autres aux risques de violence. Il s’agit des travailleurs domestiques, des jeunes exerçant dans l’économie informelle, des enfants contraints au servage pour dettes, aux formes modernes d’esclavage, et ceux qui effectuent des travaux dangereux. Ainsi, les 5,7 millions d’enfants qui sont forcés de travailler ou asservis pour dettes, y compris une part significative des victimes de la traite humaine, sont constamment exposés aux risques de la violence, indique le rapport, qui souligne que les enfants qui évoluent dans des environnements de travail peu sûrs sont aussi menacés.

L’étude indique à cet égard, qu’en 2004, plus de 60 pc des 218 millions d’enfants au travail dans le monde l’étaient sur des lieux dangereux tels que les verreries, les mines, les plantations et autres activités agricoles où la réglementation en matière de santé et de sécurité est souvent laxiste ou inexistante.

Le rapport recommande des approches globales traitant les causes économiques et culturelles du travail des enfants, la promotion de l’éducation et de moyens de subsistance alternatifs, la mobilisation sociale pour faire évoluer les mentalités vis-à-vis du travail des enfants et de la violence à leur encontre sur le lieu de travail. Cette approche est illustrée par les « programmes assortis de délais » (PAD) pour éradiquer le travail des enfants, adoptés à ce jour par 20 pays.

Selon le Programme international de l’OIT pour l’élimination du travail des enfants (IPEC), cité dans ce document, un consensus politique fort en faveur de cette éradication existe dans le monde. En témoigne le fait que plus de 80 pc des enfants du monde vivent dans des pays qui ont ratifié les deux conventions clés de l’OIT sur le travail des enfants.

L’IPEC, un organe de l’OIT, est le programme mondial le plus complet destiné à éliminer le travail des enfants et le plus vaste programme opérationnel de l’organisation. Il oeuvre dans 86 pays, parmi lesquels le Maroc, avec un budget annuel de plus de 70 millions de dollars alloué aux projets de coopération technique.

Source : (MAP).

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